vendredi 6 novembre 2009

20, 50 ou 100 milliards ? Erreur modeste, dramatique ou historique ?

Lancé par Nicolas Sarkozy, le grand emprunt n'a jamais eu la côte depuis son lancement. Et c'est bien naturel. Lorsqu'un pays voit sa dette s'envoler et atteindre des niveaux inquiétant après 35 années de dérive, comment peut-on soutenir pareil alourdissement de la dette ? Même les socialistes rappellent, au travers du président de la commission des finances de l'assemblée nationale "qu'un grand emprunt, c'est d'abord une grande dette de plus". Un premier sondage, effectué peu après son annonce, a montré que plus de 2 Français sur 3 lui étaient défavorables. Depuis lors, la proportion de Français favorables n'a pas dû s'améliorer. D'ailleurs, la commission pilotée par Juppé et Rocard a terminé ses travaux en annonçant que le chiffre devrait se situer entre 20 et 40 milliards d'euros, et plutôt moins que plus. Modeste aveu de la limite de l'exercice, qui a reçu le soutien d'Eric Woerth : "les grands chiffres ne font pas les grands emprunts".

Dans la panique de la baisse de popularité du président, à la veille des régionales, la machine s'est emballée : 63 députés de la majorité, parmi lesquels les deux vice-présidents de l'UMP, ont pris les devants : "Le grand emprunt ne doit pas devenir un petit emprunt !" L'influence évidente du conseiller Henri Guaino nous mène à une situation ubuesque. Les prétendus libéraux de la majorité doivent défendre l'endettement et la dépense publique face à des socialistes qui, pour une fois, défendent la rigueur. Il n'est jamais trop tard, puissent-ils l'appliquer aux régions.
Le Parti Libéral Démocrate rappelle que la dépense publique n'a jamais créé pas de richesse. Il a surtout gaspillé des ressources et entretenu la corruption. Ce grand emprunt est une erreur historique.

Vingt ans après la chute du mur, allons au terme de la révolution libérale

L’anniversaire de la chute du mur de Berlin est une fête pour les dizaines de millions de personnes libérées du joug communiste. Le 9 novembre est également une date mémorielle. Elle doit rappeler à tous que la liberté se gagne au prix du sacrifice de femmes et d’hommes luttant pour cet idéal. A l’heure où la crise financière offre à certains l’occasion de remettre en question le système capitaliste, cette date symbolique nous rappelle qu’il n’est pas de vraie liberté politique sans liberté économique, garante de la prospérité.


Il est désormais acquis que les régimes communistes ont échoué en niant la dignité et les Droits élémentaires de chacun. L’application des principes marxistes-léninistes a systématiquement donné naissance à des dictatures. Meurtrières, elles ont directement et indirectement entraîné près de 85 millions de morts, par les exécutions sommaires, les déportations, les famines et les conditions de vie misérables. Ce bilan doit autant aux méthodes totalitaires et liberticides qu’à l’impasse d’une économie planifiée aux mains d’une bureaucratie centrale. Dans nos pays développés, l’accent est aujourd’hui mis sur l’horreur politique de ces régimes, et sur la victoire de la démocratie libérale sur les démocraties populaires. Pour autant, il convient de s’inquiéter de la remise en cause de l’économie libérale, qui reste la seule alternative à l’économie administrée.
L’exemple de l’économie française est patent. Avec 53 % de la richesse produite directement ou indirectement contrôlée par l’Etat et ses administrations, l’économie française ne peut être qualifiée de libérale. En intervenant massivement, l’Etat affaiblit considérablement la compétitivité des entreprises et donc la prospérité générale. Il le fait en prélevant des impôts et des taxes excessives sur les acteurs économiques pour alimenter son obésité; en produisant des réglementations qui nuisent à l’activité économique (par exemple un droit du travail qui décourage l’embauche); en organisant le monopole du système de santé dont les coûts échappent à toute maîtrise; en organisant le quasi-monopole de l’éducation qui produit des jeunes inemployables. Enfin, en imposant un système de retraites par répartition, système aberrant dans une population vieillissante, il pénalise les jeunes sans satisfaire les anciens.
La sociale démocratie française, équilibre bancal entre la démocratie libérale et l’économie administrée, est en train de réduire à néant l’espoir de prospérité des générations futures. En ce 9 novembre, le Parti libéral Démocrate rappelle qu’un avenir meilleur pour notre pays exige le choix d’une économie libérale.

Protocole d’accord entre l’UMP et le parti communiste chinois : déni des droits de l’homme

L’UMP vient de signer un protocole d’échange, de coopération et de compréhension avec le parti communiste chinois. Profondément attaché au respect des droits de l’homme et des libertés individuelles, le parti libéral démocrate dénonce cet accord politique indigne d’un parti démocratique. Contrairement à un accord de pays à pays, ce rapprochement est lourd de sens en termes de valeurs. Il est d’autant plus inapproprié que nous sommes à quelques jours de la commémoration de la chute du mur de Berlin, marquant la libération des peuples européens et russes du joug communiste.

Nous rappelons à l’UMP que le parti communiste chinois gouverne encore la Chine d’une main de fer. Ses habitants sont privés de l’essentiel de leurs droits fondamentaux. L’oppression quotidienne des journalistes place la Chine au 168e rang sur 175 en termes de liberté de la presse selon Reporters sans Frontières. Chaque année la justice chinoise exécute entre 1.000 et 10.000 personnes selon les sources, classant ce pays au premier rang mondial en termes d’exécutions. Les libertés économiques restent faibles, plaçant le pays à la 132e place (sur 180) dans l’index de liberté économique du think tank « Heritage Foundation ». D’ailleurs, le droit de propriété sur les terres n’est toujours pas reconnu.

Bien que les progrès économiques de la Chine favorisent de timides améliorations dans le respect des libertés individuelles depuis Tien An Men, il reste un long chemin à parcourir pour le peuple chinois. Il demeure incompréhensible qu'un parti qui affirme être attaché aux valeurs démocratiques, puisse se rapprocher du parti unique d'un régime totalitaire.

Rappelons que l’idéologie communiste est directement responsable de plus de cent millions de morts dans le monde. Voilà pourquoi nous dénonçons cet accord et encourageons les députés de la majorité à élever la voix contre cette initiative choquante. Nous soutenons également le principe faisant du 9 novembre une journée d’hommage aux victimes des régimes communistes.

mercredi 21 octobre 2009

Arrêtons de matraquer les petits cafetiers : aménageons le décret anti-tabac

La lutte aveugle contre le tabagisme prend des allures de chasse aux sorcières. Le Parti libéral démocrate soutient Emmanuel Galante qui a entamé une grève de la faim devant l’assemblée nationale mardi 20 octobre. Son bar « Le Club » à Châlons-en-Champagne a été poussé à la faillite par le décret anti-tabac, comme tant d’autres en France. Chaque fois, nous n’assistons pas seulement à une faillite personnelle mais aussi à la mort d’un espace de vie sociale. Avec Emmanuel Galante, nous demandons l’aménagement d’une loi poussée à son extrême sans débat public et sans vote du parlement. L’interdiction totale et aveugle nie la liberté de chacun, déresponsabilise les individus et aboutit à une société de défiance.

Pour des raisons de santé publique, la loi Evin a imposé l'interdiction de fumer « dans les lieux affectés à un usage collectif, notamment scolaire, et dans les moyens de transport collectif » en 1991. Son application a été renforcée par décret le 1er janvier 2008. Il est depuis lors interdit de fumer dans tous les lieux publics. Cette application sans nuance ignore les réalités du terrain et conduit à la faillite de nombreux petits établissements, souvent sans employés, mais qui représentent près de 90.000 entreprises en France de moins de 10 salariés (dont 13.000 établissements sans salarié). Dans des communes rurales, ils constituent souvent d’indispensables lieux créateurs de lien social.

Une étude à l’initiative du ministère de la Santé a montré l’incidence du décret sur la fréquentation des restaurants et tabacs. Il révèle que 33 % des fumeurs réguliers déclaraient fréquenter moins les restaurants suite à l’interdiction, et 45 % pour les bars. Les conséquences ont été terribles pour ces établissements. Ils ont vu le nombre de faillite augmenter de 27 % pour atteindre le nombre de 3.000 au premier trimestre 2008, et près de 10.000 pour l’ensemble de l’année.

Alors qu’une augmentation du prix du tabac semble certaine, et va encore mettre à mal les petits établissements, le Parti Libéral Démocrate souhaite faire entendre la voix des petits patrons buralistes et bistrotiers matraqués par une chasse au tabac sans cesse renforcée. Nous demandons un assouplissement du décret pour rendre aux cafetiers de petits établissements sans salariés le libre choix d’être fumeurs ou non-fumeurs.

lundi 5 octobre 2009

Face à l’inquiétante dérive des dépenses publiques, nous lançons un compteur de la dette

Avec un déficit budgétaire « de reprise » estimé à 116 milliards d’euros, soit plus de deux fois plus élevé qu’en 2008, le projet de loi de finance du gouvernement est inacceptable. Le PLD dénonce cette dérive des comptes publics, qui témoigne de l’absence totale de maîtrise de la dépense publique.

La dette publique va continuer à augmenter ces prochaines années comme jamais auparavant. Après 141 milliards d’euros de déficit prévu pour l’année 2009, le prochain budget élaboré par Bercy prévoit d’alourdir la note : 116 milliards d’euros de déficit budgétaire, auxquels il convient d’ajouter 30,6 milliards d’euros de déficit des comptes sociaux et sûrement 10 milliards d’euros de déficit des administrations locales. La dette publique devrait donc s’alourdir de presque 160 milliards d’euros au sens de Maastricht pour la seule année 2010 ! Et cela tient compte d'les hypothèses optimistes : reprise de la croissance, augmentation modérée du prix du baril de pétrole… Si rien n’est entrepris pour réduire ces dépenses, la dette représentera 77 % du PIB à la fin de l’année prochaine.
Pour alerter l’opinion en plus de sa campagne d'affichage en cours, le PLD a décidé de mettre à disposition de tous un compteur de la dette publique, sous la forme d’un outil informatique très simple appelé "widget". Nous invitons toutes les personnes qui craignent que cette dérive des comptes publics ne plonge la France dans une crise encore plus grave à installer ce compteur sur leurs blogs, leurs sites Internet et leurs réseaux sociaux !
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Pas de réforme des collectivités locales sans leur autonomisation fiscale

Les grandes lignes du projet de réforme des collectivités locales, attendu de longue date, sont actuellement examinées par le gouvernement. Celles-ci devraient s’articuler autour de trois axes : fusion des conseils généraux et régionaux, rationalisation de la carte de l’intercommunalité par la suppression des multiples syndicats intercommunaux et création d’un statut de métropole, à l’instar de Paris, réunissant les compétences départementales et intercommunales pour les principales agglomérations françaises.

Il est maintenant admis de tous que le millefeuille politico-administratif des collectivités locales, avec ses 7 échelons, est devenu un système opaque, source d’inefficacité et incapable de maîtriser ses dépenses. Les dysfonctionnements sont essentiellement dus à un problème de gouvernance, causé par l’empilement bureaucratique et la déresponsabilisation des différents acteurs. Le comité chargé de rédiger l’avant-projet de loi a bien mis en lumière ce mécanisme et suggère des pistes d’amélioration intéressantes.

Malheureusement, les propositions négligent un aspect central de la réforme, la maîtrise de la fiscalité, qu’illustre en filigrane le débat autour de la suppression de la taxe professionnelle. Les dépenses de l’ensemble des collectivités territoriales, qui atteignent désormais 200 milliards d’euros par an, soit plus de 7.000 euros par actif, sont en progression constante depuis que l’autonomie des Régions a été consacrée par la loi Defferre de 1982. Les effectifs de la fonction publique territoriale, en croissance de près de 5 % par an, sont désormais pléthoriques, et annulent par leur progression toute volonté de contrôler l’explosion du nombre de fonctionnaires en France. Pour faire face à cette dérive des dépenses, les bases et les taux de la quarantaine de taxes différentes prélevées au niveau local ne cessent d’augmenter, et rien ne semble pouvoir freiner cette irrésistible ascension.

Cette absence totale de maîtrise des dépenses publiques est la conséquence d’une exception française, ce qu’il conviendrait d’appeler la déconcentration centralisatrice.

En effet, dotées sur le papier d’une grande autonomie dans leurs missions (les collectivités peuvent théoriquement se saisir de toute problématique qu’elles jugent pertinentes au regard de la clause de compétence générale), les collectivités sont dans les faits tenues sous le joug de l’Etat centralisateur. L’Etat contrôle à la fois les missions qu’il leur délègue mais encadre également leurs moyens par le biais d’exemptions, décidées de manière unilatérale, et de complexes mécanismes de péréquation. Ce contrôle central des collectivités, dont la fiscalité directe représente désormais à peine 50 % de leurs ressources a rendu les élus irresponsables des dépenses qu’ils engagent devant leurs électeurs.

Malheureusement, la réforme, telle qu’elle se profile, semble aggraver cette tendance bien ancrée chez nos énarques à vouloir centraliser le pouvoir, pour des raisons supposées d’efficacité. Tout d’abord, la fusion des conseils risque d’éloigner un peu plus les élus de leurs électeurs au prix d’une bien maigre diminution des effectifs. Ensuite, la suppression de la part de la taxe professionnelle assise sur l'investissement productif qui ne devrait être que partiellement compensée par la contribution complémentaire sur la valeur ajoutée, va conduire à renforcer les mécanismes de redistribution par le haut, transformant de plus en plus la fiscalité locale en un impôt national. Ainsi aux 5 à 10 milliards de moins-values fiscales annuelles engendrées par la réforme de la TP se substitueront de nouvelles dotations de l’Etat que celui-ci financera notamment par la contribution climat énergie, impôt national. Plus inquiétant encore, la forme retenue pour la gouvernance du Grand Paris, qui prendrait la forme d’un Epic (Etablissement public industriel et commercial) tout puissant, contrôlé par le politique, et dotés de tous les pouvoirs, va de fait redonner à l’Etat le contrôle de la politique économique et industrielle sur des pans entiers du territoire.

Au contraire de ce qui est envisagé, la garantie d’une réforme intelligente passerait par le respect du principe de subsidiarité et le respect du principe d’autonomie fiscale. La mise en œuvre du principe de subsidiarité permettrait une remise à plat et un abandon des domaines d’intervention de la sphère étatique au profit des collectivités. L’autonomie fiscale, quant à elle, passerait par l’abandon des mécanismes de péréquation et d’encadrement des bases et des taux d’imposition, afin de redonner l’entière responsabilité de leur budget aux élus locaux.

Seules ces deux transformations radicales permettront de rapprocher les collectivités de leurs administrés, et rendront possible une saine compétition / émulation entre territoires. Les collectivités les mieux gérées proposant à moindre coût de meilleures infrastructures deviendront des pôles d’attractivités, obligeant ainsi les autres à adopter des principes de bonne gestion et de bonne gouvernance.

mardi 29 septembre 2009

Le Parti Libéral Démocrate (FDP), grand vainqueur des législatives en Allemagne

Dimanche 27 Septembre, 14.6 % des électeurs allemands ont voté pour le FDP. Le Parti Libéral Démocrate français salue le succès historique de ses homologues allemands. Angela Merkel devra former une coalition avec les libéraux, et mettre en œuvre une partie de leurs propositions. Contrairement à ce que voudraient nous faire croire la classe politique directement responsable de l’état actuel de la France, notre courant de pensée emporte l’adhésion de nombreux électeurs confrontés à la crise économique. C’est la consécration du discours de réduction de la pression fiscale, de la dépense publique et de la dette au profit de la croissance, de l’emploi et de notre pouvoir d’achat.

Rappelons que le programme du FDP promeut un Etat minimal au profit d’un renforcement de la place donnée à la responsabilité individuelle. Les libéraux allemands défendent une baisse radicale de la fiscalité accompagnée de sa simplification, une réduction des charges pesant sur les salaires et l’ouverture à la concurrence des assurances sociales. Ces propositions de réformes sont également celles que nous prônons en France. Bien souvent citée en exemple par les élites françaises, l'Allemagne s'engage dans un tournant libéral salvateur.
Le Parti Libéral Démocrate saura se faire l'écho de son voisin allemand, et proposer aux électeur français une véritable alternative politique. Dans ces conditions on ne peut que regretter que, contrairement au système allemand, l'absence de proportionnelle dans le système électoral français prive un nombre important d'électeurs du moyen d'exprimer leurs convictions libérales.

Privatiser la Poste, c'est en faire un champion européen

Le projet de loi de modernisation de La Poste devrait être soumis au vote des Parlementaires à partir de l’ouverture de la session ordinaire en octobre prochain. Le Parti Libéral Démocrate accueille très favorablement ce changement de statut. Il permettra d’engager la transformation d’un établissement inadapté aux nouveaux défis postaux en une entreprise tournée vers le service au client et la performance. Il importera ensuite que l’Etat se retire rapidement du capital de La Poste, et que le statut de ses salariés soit aligné sur celui du secteur privé. Elle pourra alors réaliser les opérations de croissance externe ainsi que les économies d'échelle nécessaires pour affronter le marché européen dans un marché en pleine mutation.

En effet, comme le montrent les nombreux rapports officiels, ou des think tanks spécialisés comme l’iFRAP, les concurrents étrangers, privatisés, font bien mieux que notre fleuron national. En pleine chute du chiffre d'affaire du courrier aux particuliers, la Poste française ne pourra affronter le changement entraîné par le boom des messageries électroniques et Internet sans modifier son mode de fonctionnement et réduire ses coûts. La poste allemande parvient à réaliser un chiffre d’affaires moyen par salarié deux fois plus élevé que notre Poste publique. La Poste néerlandaise TNT, privatisée en 1989, est devenue l’acteur numéro 1 français pour les colis auprès des entreprises et réalise près de 60 % de son CA à l’étranger, contre seulement 15 % pour la Poste. Enfin, ces performances économiques des sociétés privées sont accompagnées d’une meilleure qualité de service. Les postes allemande, néerlandaise, suédoise, délivrent le courrier dans des délais beaucoup plus courts que leur homologue française. Et pourtant, La Poste française publique porte une dette de 6 milliards d’euros, sans compter les engagements de retraite de 45 milliards d’euros qu’elle fait payer aux contribuables. Elle aura donc besoin de capitaux privés pour se réformer.

Le Parti Libéral Démocrate salue donc les syndicats responsables (malheureusement minoritaires) qui se sont opposés à la grève et reconnaissent la nécessité de transformer la Poste en Société Anonyme et d’ouvrir son capital. Pourtant, ce projet de loi est loin d’être suffisant devant les défis que va poser l’ouverture totale à la concurrence à partir de 2011. Il convient de revoir en profondeur les quatre missions de service public de la Poste (service universel postal, aménagement du territoire, accessibilité bancaire et transport de la presse) et le statut préférentiel des 165.000 postiers fonctionnaires.

mercredi 23 septembre 2009

Concurrence dans la téléphonie mobile : au nom du pouvoir d'achat, soutenons la 4eme licence

Les consommateurs français ont largement profité de la baisse des prix engendrée par la mise en concurrence des opérateurs historiques, sauf dans le domaine de la téléphonie mobile ! Alors que l’ouverture du marché à un quatrième opérateur semblait acquise, des voix de plus en plus nombreuses tentent de la remettre en cause. Ce recul ressemble fortement à de la connivence entre le pouvoir et les 3 opérateurs actuels. Le parti libéral démocrate entend rappeler son attachement au principe de concurrence, qui augmente la compétition entre les entreprises et favorise la liberté de choix des consommateurs.

Sur fond de malaise social chez France Télécom, de lobbying intensif des trois opérateurs déjà actifs auprès des pouvoirs publics et de Bruxelles, le principe de concurrence dans la téléphonie mobile serait remis en cause au sommet de l’Etat. Pourtant, la commission estime qu’au regard des comparaisons internationales, ce secteur est caractérisé «par son dynamisme limité» dans notre pays. Le think tank Eclairages économiques montre que le partage du marché par les trois acteurs principaux, stable depuis 10 ans, témoigne d’un manque de compétition.

Cet équilibre tacite empêche les consommateurs français de bénéficier de prix plus bas. Cet institut montre qu’à niveau de richesse par habitant comparable, la facture mensuelle de portable est plus de deux fois plus chère pour le consommateur français qu’en Allemagne ! La France reste le pays d’Europe où les consommateurs payent le plus cher la téléphonie mobile juste après l’Espagne. Partout ailleurs, l’ouverture du marché à permis l’essor d’une compétition accrue entre nouveaux opérateurs, entraînant une baisse générale des prix.

Le Parti libéral démocrate demande que le gouvernement se tienne éloigné des processus d’attribution de la licence, et ouvre rapidement à la concurrence d’autres secteurs comme celui du courrier, de l’énergie, des transports en commun ou du placement des chômeurs. La concurrence bénéficie partout au plus grand nombre, le consommateur. La défense de l’intérêt général réclame son élargissement aux derniers monopoles d’Etat.

mercredi 9 septembre 2009

Sécu : doubler le déséquilibre de la retraite par répartition ou promouvoir une réelle assurance santé ?

L’augmentation du forfait hospitalier constitue un bricolage comptable inadapté à l’enjeu de l’explosion des comptes de l’assurance maladie. Financée par prélèvement sur les salaires et donc sur le travail, la sécu pèse aujourd’hui sur l’emploi. En outre, elle ne pourra survivre au départ des baby-boomers et elle est donc déjà condamnée à moyen terme.

C'est pourquoi nous proposons un mode de financement de la sécu plus juste et plus pérenne, fondé sur 3 grands principes : instauration d’un panier de soins universel, financé par une prime d’assurance individuelle complétée, si nécessaire, par l’assistance de l’Etat. Leur mise en œuvre pourrait déboucher sur une ouverture encadrée de notre sécu à la concurrence des mutuelles et des assurances.

Premièrement, la sécu doit couvrir le traitement des cancers, pas des rhumes. Nous proposons donc que la couverture universelle garantie ne concerne que les soins essentiels, lourds et aigus. Ces soins constituent entre 50 et 65 % des dépenses de la sécu, selon les estimations et le périmètre retenu. Pour la part restante, libre à chacun de s’assurer auprès de mutuelles et assurances privées pour les soins plus légers.

Ensuite, distinguons l’assurance de l’assistance. Il est légitime que chaque ménage finance sa couverture santé par une prime d’assurance annuelle et forfaitaire, et non plus par des charges sociales qui pèsent sur l’emploi et déresponsabilisent les assurés. Actuellement, les prélèvements sociaux pour l’assurance maladie pèsent environ 25 % du salaire net. Cela pèse dramatiquement sur l’emploi et ne suffit plus à financer une sécu en déséquilibre démographique grandissant. Les principaux consommateurs de soins sont des retraités qui gagnent en moyenne mieux leur vie que les actifs.

Enfin, pour compléter cette assurance, nous proposons qu’une assistance financée par l’Etat et donc l'impôt garantisse aux plus démunis le bénéfice de cette couverture universelle. La solidarité, lorsqu’elle est nécessaire, ne doit pas peser sur le travail et l’emploi mais sur les comptes de l’Etat.

Ces trois propositions sont les seules à même d’éviter la faillite de notre couverture santé universelle et de responsabiliser chaque assuré. A terme, l’assurance maladie pourra ainsi s'ouvrir à des concurrents privés. Cette émulation nouvelle pourrait démarrer de manière expérimentale en laissant ceux qui le souhaitent s’adresser à de nouveaux prestataires, qui s’engageraient à offrir au moins la même couverture que la sécu.

mardi 8 septembre 2009

Université d'été 2009 à Rouen : des idées pour l’après-crise

Le Parti Libéral Démocrate fêtait sa première année d’existence à Bois-Guillaume, les 4, 5 et 6 septembre derniers à l’occasion de sa deuxième université d’été. Alors que les politiques au pouvoir n’ont que la relance par la dépense publique et la création de nouvelles taxes, les membres actifs du PLD ont abordé la question de l’après crise sous un angle totalement opposé.



Philippe Nataf, économiste, a ainsi présenté les ressorts monétaires des causes de la crise, et mis en garde contre les dangers d’une manipulation de la monnaie par les banques centrales aux mains de bureaucrates. En écho, Vincent Bénard démontrait que les mauvaises réglementations étatiques étaient bien à l’origine de la crise. Enfin, Guy Sorman, venu conclure l’université, terminait sur une note us positive, convaincu que la transparence financière sera plus utile à l’avenir qu’un renforcement de la réglementation étatique.

La théorie ne valant rien sans l’action politique, le Parti Libéral Démocrate était heureux de recevoir Jacques de Guénin, venu présenter le vademecum du parfait militant libéral. Au cœur de son message : la liberté individuelle fait la prospérité. Un message que les militants du parti porteront auprès des électeurs et des élus. En effet, il reste un espoir de contrer les décisions aberrantes de l’actuelle majorité, comme l’a prouvé le dernier intervenant, le constitutionnaliste Jean-Philippe Feldman. Les parlementaires possèdent en effet des pouvoirs face à l’omniprésence du Président, et peuvent s’en emparer s’ils le décident.
Espérons que ce message aura porté et que les membres des partis du centre droit et de la droite venus en visite de courtoisie relaieront ce message auprès de leurs représentants… Moins de prélèvements, moins de dépenses inutiles, plus de liberté aux acteurs du marché. C’est le message que va diffuser le parti libéral démocrate, en commençant par une grande campagne d’affichage contre la dette publique.

vendredi 4 septembre 2009

Grand emprunt, une coûteuse erreur !

La commission Juppé-Rocard devra définir les champs d’application du futur grand emprunt d’Etat. Sans même revenir sur l’incohérence de la méthode – choisir d’emprunter avant même de savoir pourquoi, combien ou comment – le Parti Libéral Démocrate doute de l’utilité de recourir une fois de plus à la dépense publique et à l’endettement. Est-il judicieux d’alourdir la dette alors qu’elle menace d’approcher, selon le FMI, 100 % du PIB d’ici 5 ans ? Enfin, le mauvais bilan du planisme d’Etat des dernières décennies doit nous inciter à la prudence.

Les quelques réussites mises en avant par les promoteurs d’une politique industrielle méritent d’être relativisées. En effet, le succès du nucléaire ne doit pas faire oublier l’ignorance entretenue autour du coût à venir et des démantèlements et du renouvellement des centrales. La réussite affichée du TGV s’est faite au détriment du développement d’autres activités ferroviaires plus abordables, et notamment des infrastructures de ferroutage. Et que dire des échecs retentissants que furent les plans calculs, acier ou encore machine-outil, qui ont mis fin définitivement au développement de ces secteurs en France ?

Le processus d’attribution des aides favorisera les groupes les plus puissants, proches du pouvoir ou au lobbying performant. Chaque ministre jouera de son influence pour montrer ses capacités d’action et répondre aux sollicitations de ses réseaux. Une fois de plus, nos PME seront évincées de cette orientation arbitraire de capitaux que l’Etat attribuera aux projets les plus médiatiques et les plus politiques, plutôt que dictés par les attentes directes et réelles des Français. Le capitalisme de connivence promet d’être le moteur du deuxième plan de relance.

Cette vision planiste reste au cœur des politiques qui ont conduit la France à la traîne des pays développés. Afin de sortir de cette ornière, il convient de revoir la stratégie industrielle de L’Etat. Plutôt que de jouer aux entrepreneurs, il doit se recentrer sur sa première mission qui consiste à garantir la liberté des acteurs économiques en assurant leur sécurité par un environnement juridique, fiscal et social stable. La multiplication des impôts ou la mise en place de nouvelles usines à gaz administratives nous en éloignent.

Bref, le grand emprunt envoie un signal négatif aux entreprises et aux ménages, persuadés de l’alourdissement à venir de leur fardeau fiscal. Les Français étaient 55 % à se déclarer hostiles au grand emprunt dans le sondage BVA-BPI publié dans les Echos le 8 juillet. L’Etat doit en tirer les conséquences et au contraire réduire ses dépenses et la dette pour rassurer les Français et améliorer notre compétitivité.

mercredi 19 août 2009

Travail le dimanche, un pas dans la bonne direction mais insuffisant !

Même modeste, l’assouplissement du travail le dimanche va dans le bon sens. Sans remettre en cause le principe du repos dominical, la loi accompagne enfin l’évolution des usages. Un quart des salariés travaillent déjà le dimanche. Cette liberté nouvelle ne consiste pas seulement à satisfaire les 82 millions de touristes étrangers qui déferlent chaque année sur la France, dépensent 39 milliards d’euros et font travailler un million de Français. Elle répond aussi à la diversité des attentes des Français : fin 2008, 50 % d’entre eux se déclaraient prêts à travailler ce jour-là dans un sondage CSA-Le Parisien. Hélas, cette timide avancée législative maintient pour bonne part la complexité du système antérieur et ses effets secondaires nocifs.

La tradition du repos dominical s’est assouplie avec le temps. Le commerce sur d’Internet, l’évolution des schémas familiaux et des modes de vie diversifient rapidement les pratiques d’achat des Français. Même lorsqu’elle souhaite consacrer son dimanche au repos hebdomadaire traditionnel, la société civile supporte de plus en plus mal cette rigidité bureaucratique. Dans de nombreux cas, le travail le dimanche emporte même les faveurs des salariés concernés pour des raisons financières ou simplement d’agenda personnel.

Ensuite, cette inégalité de traitement soulève un problème de concurrence entre ceux qui bénéficient de l’avantage de la flexibilité et ceux qui continuent à subir des restrictions inadaptées. Cette distorsion de concurrence risque de renforcer l’exode rural et la déshérence de zones urbaines ou périurbaines au profit des centres les plus animés. Est-ce vraiment l’ambition du législateur ?

Enfin, le projet de loi maintient nombre d’exceptions et de dérogations. La flexibilité proposée restera suspendue au bon vouloir des maires et des préfets. Il est à craindre que cela ne perpétue des pratiques de lobbying plus ou moins licite tant des partisans, que des opposants de l'ouverture dominicale, tout en aboutissant à supprimer des opportunités d'emploi intéressantes pour de nombreux salariés. Cette subordination de l'application de la loi à l'arbitraire local doit disparaître.

Devant les attentes exprimées par une majorité de Français, le Parti Libéral Démocrate défend l'ouverture dominicale la plus large possible, sur la base du volontariat des salariés et en protégeant la prime dominicale à négocier entre partenaires sociaux.

mardi 18 août 2009

Contribution climat énergie : avant de créer une taxe, améliorons l’existant !

Le gouvernement nous promet une nouvelle taxe supplémentaire pour la rentrée, la « contribution climat énergie ». La France souffre déjà d’une fiscalité excessive et incompréhensible, pénalisante pour notre économie et pour l’emploi. Le Parti Libéral Démocrate dénonce le principe d’un nouveau prélèvement complexe, difficile et coûteux à mettre en place et dont les effets seront minimes, sinon nuls, sur l’environnement. Refusons la pression fiscale contreproductive, laissons le marché nous inciter à changer de comportement et faisons le pari de l’innovation.

Une multitude de taxes pénalisent déjà la consommation énergétique : TIPP, TGAP, TVA sur les produits pétroliers, etc. Elles renchérissent déjà le coût du pétrole et pèsent sur le pouvoir d’achat des Français comme l’illustre le prix de l’essence à la pompe, composé à 60 % de taxes. Ce niveau de taxation est tellement élevé que le gouvernement a mis en place des systèmes complexes d’exemptions pour certaines professions. Les exonérations pour la seule Taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP), consenties aux taxis, agriculteurs, pêcheurs et transporteurs routiers (pour ne citer que les plus connus), représentent ainsi près de 2 milliards d’euros par an. Avant d’ajouter une nouvelle taxe énergétique assortie d’exemptions supplémentaires, rendons plutôt l’existant plus simple, plus transparent et moins pénalisant pour l’économie.

Ensuite, nous devons enfin laisser jouer les mécanismes de marché dans le domaine énergétique. En fixant arbitrairement le prix de l’électricité et du gaz à un niveau trop bas, déconnecté de la réalité comme l’a rappelé le P-DG d’EdF, Pierre Gadonneix, l’Etat bride le mécanisme incitant le mieux aux économies d’énergie des ménages et des entreprises. L’Etat préfère sans doute taxer le consommateur lui-même selon ses propres barèmes alors que les coûts de production de l’électricité intègrent déjà les coûts de pollution carbone via le mécanisme de permis d’émission au niveau européen.

Enfin, contrairement au gouvernement, nous croyons aux vertus de l’innovation plus qu’à celles de la répression fiscale. La mise en place de nouvelles taxes et l’augmentation de la bureaucratie vont surtout accélérer la désindustrialisation et décourager la création de richesses en France. Pire, elles brideront l’innovation technologique nécessaire à l’essor d’un modèle de société plus économe d’énergies fossiles. De nouvelles taxes empêcheront la création de sociétés françaises à technologies propres, comme Tesla Motors ou Better Place par exemple, ces « start up » nouvelle génération de la Silicon Valley qui développent la prochaine génération de voitures totalement électriques.

vendredi 10 juillet 2009

Cette année, les contribuables sont libérés le 15 juillet


Avec 53,2 % du PIB de dépenses publiques, la France est l’un des pays où le poids de l’Etat, des administrations et des collectivités territoriales est le plus lourd au monde. En moyenne chaque Français va donc travailler plus de la moitié de l’année pour financer, avec ses impôts et taxes, une dépense publique toujours plus importante. Sa libération fiscale, c’est-à-dire le jour de l’année à partir duquel il dispose librement de ses revenus, tombe cette année le 15 juillet.


Le Parti Libéral Démocrate regrette que l’essentiel de la vie des Français soit géré par l’Etat et ses administrations, en leur laissant une liberté réduite à son minimum. En 2009, les dépenses publiques représentent 195 journées de travail du contribuable moyen, contre seulement 154 jours en moyenne dans les pays de l’OCDE. Au final, les Français passent donc un mois et demi de plus à travailler pour couvrir les dépenses de l’Etat que leurs homologues.


Le Parti Libéral Démocrate constate aussi que cette pression fiscale pèse sur la compétitivité française. Le poids de nos prélèvements obligatoires et leur forte progressivité découragent l’effort supplémentaire et la réussite. Elles étouffent les talents et bloquent l’ascenseur social. En bridant la croissance, cette pression fiscale diminue les recettes issues des prélèvements obligatoires. Pour rembourser notre dette en augmentant nos recettes fiscales, il est nécessaire de donner du tonus à la croissance, non pas en augmentant les prélèvements obligatoires mais au contraire en les diminuant.


L’augmentation des taxes aurait des conséquences dramatiques sur le dynamisme de notre pays et sur l’alourdissement de notre dette publique. Ce n’est pas de nouveaux emprunts « obligatoires » qu’il convient de mettre en place, mais bien la réduction des dépenses publiques par la redéfinition des missions de l’Etat et la mise en concurrence de ses services (courrier, électricité, transports, éducation, santé, retraites…) afin de faire avancer la liberté.

vendredi 3 juillet 2009

Deuxième Université d'Eté : quelle sortie de crise ?


Nous avons le plaisir de vous annoncer la tenue de la deuxième édition de l'université d'été du Parti Libérale Démocrate les 4, 5 et 6 septembre à Rouen. Le thème de cet évènement sera "Quelle sortie de crise ?"

La BCE fait tourner la planche à billets de plus en plus vite. Etle gouvernement vient d'annoncer le lancement d'un emprunt national (qui pourrait bien être obligatoire) pour de nouveaux projets d'investissements au moment où la croissance de notre dette échappe à tout contrôle. Dans ce contexte, nous étudierons les conséquences de ces politiques et les conditions d'une sortie de crise.
Les intervenants, notamment Nicolas Lecaussin, Jacques de Guénin, Jean-Louis Caccomo, Philippe Nataf et Vincent Bénard, tenteront de répondre à cette question lancinante.
La participation est fixée à 75 euros, repas et conférences inclus. Un tarif de 38 euros est destiné aux jeunes de moins de 26 ans. Si vous voulez soutenir financièrement ce projet, nous vous proposons un tarif bienfaiteur de 175 euros.

Des covoiturages seront organisés, ainsi que des colocations de chambre d'hôtel. Précisez-nous vos souhaits sur le bulletin d'inscription, envoyez-nous un mail à info@p-l-d.fr ou appelez-nous au 08 70 46 57 04 pour que nous procédions au mieux.
Tous les détails se trouvent sur le site www.universiteliberale.fr

mercredi 1 juillet 2009

Grand emprunt obligatoire à 0 % ?

A suivre les propos de nombre de députés de l'UMP, nous devons nous préparer à un emprunt obligatoire à 0 % début 2010 pour assouvir la soif dépensière du gouvernement actuel.
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Bien que François Fillon ait annoncé son refus d'un pareil processus, son poids dans les décisions gouvernementales reste trop léger pour espérer qu'il soit écouté. Nous devons donc nous attendre au pire.
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Une telle confiscation de l'épargne des Français serait profondément attentatoire à leurs droits fondamentaux. Si ce scénario se confirme, le Parti Libéral Démocrate manifestera vigoureusement son opposition à cette dérive dépensière et confiscatoire de la majorité actuelle.

vendredi 26 juin 2009

La croissance explosive de la dette publique n’est pas soutenable

Nous appelons le gouvernement à faire de la réduction de la dette publique sa priorité. La crise mondiale que nous vivons a pour origine un surendettement général. L’heure est donc au désendettement de tous les acteurs, publics et privés. Allant dans ce sens, les chefs d’Etat de l’Union Européenne viennent de rappeler leur « ferme attachement à des finances publiques saines et au pacte de stabilité et de croissance ». Pourtant, les déficits publics persistants prennent une ampleur inquiétante en France. De 65 % du PIB il y a un an, notre dette atteindra 90 % du PIB en 2012 selon Bercy. Nous ne devons pas laisser grossir cette nouvelle bulle qui menace notre pays de difficultés financières.

Eric Woerth a annoncé un déficit public compris entre 7 et 7.5 % cette année et l’année prochaine, contre un chiffre officiel de « seulement » 5.6 %. Et les années suivantes ne s’annoncent pas meilleures. Les experts de Bercy, rarement les plus pessimistes, tablent sur un déficit compris entre 5 et 5.5 % en 2012. La dette pèserait alors 88 % du PIB en 2012, sans compter sur les mauvaises surprises possibles des comptes sociaux. L’approche purement comptable d’une augmentation des prélèvements obligatoires constituerait la pire des décisions. Elle pèserait davantage sur la croissance, principal moteur de remboursement de la dette.

Nous ne parviendrons à une forte croissance qu’en libérant les forces vives de l’économie française de leurs freins : rigidité du marché du travail, poids des assurances sociales et d’impôts divers sur le travail, bureaucratie omniprésente, enseignement inadapté. Mais cela ne suffit pas. Le gouvernement doit aussi avoir le courage de la réduire la dépense publique qui ne cesse de progresser chaque année. Les politiques menées jusqu’à présent, comme la RGPP (révision générale des politiques publiques) ne génèreront que des économies à la marge (6 milliards selon la Cour des Comptes). Il convient de revoir absolument le périmètre de l’action de l’Etat, supprimer non seulement les organismes inutiles, mais surtout abandonner au secteur privé ce qui peut l’être.

Nous proposons l’abandon conjoint du statut de la fonction publique nécessaire à la mise en concurrence des services publics (ANPE, SNCF, hôpitaux, gestion de l’assurance maladie, gestion des HLM…) avec le secteur privé. Cette mise en concurrence doit s’accompagner d’une diminution drastique du nombre d’agents de la fonction publique, afin d’atteindre la moyenne de nos voisins européens. En effet, nous estimons à 1 million au minimum le nombre de postes de la fonction publique en trop, par rapport aux autres pays.

mercredi 24 juin 2009

Loi inadaptée, cafés sinistrés !


Les cafés tabacs de nos villages sont souvent le lieu convivial où l’on aime à se retrouver. Mais l’application sans nuance de l’interdiction de fumer a plongé ce secteur dans une grave crise. Certains commerces ont parfois perdu jusqu’à 30% de leur chiffre d’affaires car les non fumeurs n’ont pas pris le relais des fumeurs envolés. Les éventuels employés ne sont plus seulement protégés de la fumée du tabac, mais aussi du travail lui même.


Persecuté par les descentes de police et les amendes à répétition, Emanuele Galante avait entamé une grève de la faim en 2008. Il s’est enchaîné lundi 22 juin à la préfecture de Châlons-en-Champagne pour protester contre cette interdiction aveugle qui ruine les efforts d’une vie. Nous soutenons la démarche de cet adhérent du Parti Libéral Démocrate.


A défaut de l’annulation de cette loi, nous demandons qu’elle soit adaptée à l’environnement local, et qu’un cafetier sans employés soit libre de choisir si son commerce est fumeur ou non fumeur.

dimanche 21 juin 2009

« L’Aisne it’s open » avec l’argent des axonais !

Communiqué de presse du Parti Libéral Démocrate dans l’Aisne.

pour vanter le charme de notre département de l'Aisne à l'extérieur de celui-ci, le conseil général présidé par Yves Daudigny sénateur PS de l'Aisne, lance sa nouvelle campagne de promotion pour 190 000 Euros.

Cette campagne consiste à installer des N de six mètres de haut de couleur verte sur l'esplanade du quartier de la défense à Paris par exemple.
Alors que pour cette année, le déficit du département atteindra 53,2 millions d'Euros financé par l'emprunt alors que la situation du département n'est pas brillante et ne s'améliore pas (avant dernier département de France pour la qualité de vie selon l'étude du magazine l'Express).

Doit-on dépenser de cette façon l'argent durement acquis par les axonais ? Le Parti Libéral Démocrate dans l'Aisne ne le croit pas.

Les besoins dans le département sont énormes, rien que les dépenses sociales (RSA, insertion sociale, APL...) représentent prés de la moitié des dépenses de fonctionnements (227 millions d'Euros sur 433 millions d'Euros) et que la fiscalité directe du département (207 millions d'Euros sur 547 millions d'Euros de recettes) ne peut financer les aides sociales en totalité.

Quelles sont alors les causes des difficultés que rencontre le département :

- Une fiscalité importante qui handicape les ménages et n'encourage pas l'investissement
- un chômage persistant
- Une économie locale qui peine à se reconvertir

Face à ces difficultés, le Parti Libéral Démocrate dans l'Aisne propose plusieurs mesures afin de relancer une dynamique pour ce département :

- Réduction de la fiscalité des ménages afin de les encourager à investir dans des biens ou des entreprises locales
- Redéfinir les politiques d'aides sociales afin de ne pas faire du département une zone de déclin perpétuel
- Augmenter les investissements (principalement dans les infrastructures) pour désenclaver le département.
- Encourager les entreprises naissantes à s'installer dans le département grâce une politique d'aide à l'installation (fiscale, transport, ADSL etc.)

Le Parti Libéral Démocrate dans l'Aisne veut faire de ce département une zone de réussite et de qualité de vie pour tous et non pas une zone de casse social et de médiocrité.

mercredi 17 juin 2009

Le trou de la sécu s'agrandit à 21 milliards d'euros !

Le trou de la sécurité sociale, budgété à 12 milliards d'euros, sera en fait plus proche de 21 milliards d'euros. Depuis des années, le montant du déficit augmente dans des proportions considérables. Les dépenses augmentent vite, et les actifs qui cotisent sont de moins en moins nombreux avec le ryhtme des départs en retraite qui accélère.

Quand le gouvernement arrêtera-t-il de n'avoir qu'une approche comptable pour une réforme ambitieuse ? Est-il normal que seuls les actifs financent la sécurité sociale plutôt que chaque Français ? Est-il encore raisonnable de ne disposer que de monopoles bureaucratiques en charge du système ?

Le Parti Libéral Démocrate espère que ces deux questions seront rapidement abordées pour éviter la faillite pure de notre système de santé.

Sauvegardons nos retraites avec l’épargne retraite individuelle

Notre système de retraite approche de la faillite, il pèse sur notre économie et ne répond plus aux attentes des Français. Le moment est venu d’affronter ce tabou afin de poser les bases d’une refondation de notre assurance retraite. Le Parti Libéral Démocrate propose donc la mise en place d’un compte épargne retraite individuel destiné à se substituer progressivement à la répartition actuelle.

Aujourd’hui, au lieu de constituer un patrimoine pour leurs vieux jours, les cotisants financent directement les retraités du moment. Un couple qui gagne le SMIC se voit ainsi prélever plus de 8.500 euros par an de cotisation retraite qu’il ne peut utiliser pour assurer lui-même ses vieux jours dans la dignité, par exemple par l’acquisition de son propre logement.
Comme le montre le rapport Pébereau, l’explosion menace notre système de retraites par répartition mis en place après la guerre. Les seuls engagements pour la fonction publique doubleront presque la dette publique actuelle, sans même évoquer le secteur privé. Le déséquilibre croissant de ce régime menace même de mettre notre gouvernement en cessation de paiement, risque que la crise actuelle a remis à l’ordre du jour.

Faire reculer l’âge de la retraite et augmenter les cotisations sans résoudre le déséquilibre fondamental représenterait une injustice pour des millions de Français. La plupart des jeunes actifs devront faire face à des cotisations de plus en plus lourdes pour financer la retraite des générations âgées actuelles, et toucher des prestations de plus en plus faibles une fois à la retraite. L’allongement de la durée de vie ne doit pas se traduire par une dégradation de la qualité de vie des plus jeunes au nom de choix collectifs anciens et désormais inadapté. Le nouveau régime ne doit plus reposer sur la pyramide des âges mais bien sur l’épargne réelle de chacun.

En offrant la possibilité à ceux qui le souhaitent de se constituer un compte d’épargne retraite individuel en substitution progressive à la répartition en cours, les deux principales questions sont résolues. Le libre choix laissé aux assurés évite d’imposer un changement brutal aux assurés. Il rend la transition financièrement réalisable. Chaque assuré disposerait alors du montant de ses cotisations retraites actuelles pour réaliser des placements non risqués de longue durée, de l’acquisition de la résidence principale aux fonds de pension.

La constitution d’une épargne importante favoriserait la reprise de notre économie, et soulagerait en partie le déséquilibre des comptes sociaux. Enfin l’assurance individuelle que nous proposons n’est pas contradictoire avec le maintien d’une retraite minimum comme c’est le cas aujourd’hui, financée par l’impôt plutôt que les charges sociales.

mercredi 10 juin 2009

La tendance libérale se renforce au Parlement Européen

Malgré une faible participation, les électeurs européens ont donné une victoire nette aux partis défendant des valeurs libérales et de centre-droit dans presque toutes les Etats membres de l'Union. Cette tendance s’accompagne d’un délitement du discours anti-capitaliste, qui devient de moins en moins pertinent aux yeux de l’électorat européen. Cela montre que dans une période de crise, les idées libérales savent mobiliser et apparaissent comme le choix politique le plus sage à une majorité d'électeurs en Europe.

La France est l'un des derniers pays de l’Union à ne pas disposer d'une force politique d'envergure affichant clairement une ambition libérale. Les Français n’étant pas constitués différemment de leurs voisins, cette carence trouve en partie sa source dans le déni des partis politiques à l'égard du libéralisme. Le discours anti-sarkozyste primaire a été sanctionné durement par les Français, malgré un regard souvent critique sur les réformes engagées jusqu’ici.

L’abstention massive exprime la distance qui sépare les citoyens de la construction européenne aux rouages complexes et aux bienfaits banalisés avec le temps. Les Français attendent de réels débats d’idées, comme nous le confirme le succès électoral de Daniel Cohn Bendit qui a choisi de dépasser les clivages politiciens pour exposer son projet écologiste. Connu pour sa tolérance à l’égard des idées libérales, il nous confirme toutefois que même à gauche, les Français ont soif de liberté, qu’ils aspirent à un Etat moins bureaucratique qui élargisse l’espace de la société civile.

Prenant en compte ces indicateurs importants, le Parti Libéral Démocrate entend prendre sa place dans le paysage politique français et devenir le grand parti libéral dont la France a besoin.

Assemblée des Français de l'Etranger : la liste soutenue par le PLD fait 14 % et obtient un élu

Le 7 juin s'est tenue l'élection de l'Assemblée des Français de l'Etranger. Sur la Côte Est, le vice-président du Parti Libéral Démocrate, Philippe Manteau, figurait en deuxième position de "L'Union au Centre" portant pour seul logo celui de notre formation. Cette liste a obtenu 14 % des voix. Richard Ortoli, tête de liste, a été élu.
Félicitations à Philippe Manteau pour son travail de terrain auprès des Français expatriés aux Etats-Unis. Une première étape réussie !

jeudi 4 juin 2009

La France championne d'Europe


La France est championne d'Europe ! De quoi ? Du chômage et de la pression fiscale qui résultent de 30 années de crise larvée, les "30 piteuses". Aujourd'hui, la crise ne doit pas faire oublier cette réalité. Notre modèle social était moribond bien avant 2007, et Nicolas Sarkozy nous promettait alors un marché du travail vraiment flexible et une baisse de la pression fiscale. Le code du travail s'est épaissi et nous avons eu droit à 21 nouveaux impôts à côté du "bouclier fiscal".

A la veille des élections européennes, nous soutenons la ligne d'Angela Merkel, chancelière allemande : refus des plans de relance aussi dispendieux qu'inutiles, dénonciation des "politiques non conventionnelles" des banques centrales anglaise et américaine. La reprise ne viendra ni de l'endettement public ni de l'inflation mais du dynamisme des Français et des entreprises qui créent de la richesse et les emplois en France.

Pour libérer les talents, nous demandons à Nicolas Sarkozy de respecter ses engagements lors de la campagne présidentielle : baisser la pression fiscale sous la barre de 40 % du PIB dans un premier temps, rendre le marché du travail fluide.
Plus d'informations sur : www.championdeurope.com

jeudi 28 mai 2009

Le lait baisse, la grande distribution encaisse

La baisse des cours du lait plonge l’ensemble de la filière dans la difficulté. S’il est naturel qu’elle s’adapte aux nouvelles conditions de marché, sa colère n’en est pas moins justifiée. Le consommateur final ne constate presque aucune différence car une fois de plus, l’écart bénéficie d’abord à l’oligopole de la grande distribution. Il est temps de s’attaquer à ce maillon central de notre économie qui fausse la concurrence et pénalise producteurs et consommateurs. Rappelons qu’il s’agit d’une promesse de campagne de Nicolas Sarkozy à laquelle la Loi de Modernisation de l’Economie ne s’est pas suffisamment attaquée.

Après des années de hausse, la déprime actuelle répond à une baisse importante de la consommation mondiale de lait. Le secteur laitier doit s’ajuster à ce nouvel environnement par des gains de productivité, des économies d’échelle et une diversification de la production. Mais cela ne change rien au rapport faussé entre producteurs et grande distribution. La Loi de Modernisation de l’Economie a maintenu les principes de la loi Royer qui abritent nos grandes marques de toute concurrence extérieure en bloquant l’implantation de surfaces supérieures à 1000 m2. Une revue de consommateurs a d’ailleurs mis en évidence l’entente implicite des grandes surfaces dans leur partage du territoire national. Cette cartellisation de fait des moyennes et grandes surfaces permet à leurs centrales d’achat d’imposer sans contrainte leur diktat aussi bien aux fournisseurs qu’aux consommateurs. Et l’interdiction de la revente à perte, véritable usine à gaz, limite les tarifs avantageux dont pourraient bénéficier le consommateur final.

Le prétexte à la limitation des nouvelles implantations de grandes surfaces et à l’interdiction de la revente à perte, c’est la prétendue protection des commerçants de proximité. Comme pour l’ouverture le dimanche, la classe politique impose ses propres choix de société aux Français qu’elle juge implicitement irresponsables. Or, les grandes surfaces ont partout créé davantage d’emploi qu’elles n’en ont détruit et elles répondent à un besoin et une demande des consommateurs. De plus, rien ne justifie des mesures en faveur d’activités de proximité si leurs clients s’en détournent. Pour affronter la concurrence, c’est aux commerçants d’améliorer leurs prestations pour convaincre la clientèle : choix de niches comme le bio, amélioration de la qualité des produits ou allongement des horaires d’ouverture, par exemple. Rien ne justifie qu’on pénalise les consommateurs au profit d’un corps de métier ou d’une conception de ce que devrait être le commerce en France imposée par des élites qui font rarement leurs courses au supermarché.

Combien de crises devrons-nous attendre pour que le gouvernement porte cette réforme attendue par tous, de droite comme de gauche ? Nous appelons la classe politique à ne pas maintenir le doute dans l’esprit du grand public autour des liens incestueux qui l’uniraient à ce secteur économique. Elle doit avoir le courage de supprimer les seuils soumis à autorisation, et supprimer l’interdiction absurde de « revente à perte ». Il en va de notre pouvoir d’achat et de la survie de nos producteurs.

L'Europe au secours des libertés

A quelques semaines des élections européennes, la loi Hadopi a été adoptée à nouveau à l'Assemblée Nationale le 12 mai dans sa version la plus dure, puis au Sénat le 13 mai. Or, le principe de "non restriction de l'accès à Internet" vient aussi d'être voté à une immense majorité en commission Industrie et au Parlement Européen, tous les groupes soutenant le texte sans distinction. Si cette mesure était adoptée, l'Europe pourrait imposer la protection de nos libertés à la France et remettre en question les fondements de la loi Hadopi.
Tout n'est pas joué, mais cela permettra peut-être d'ouvrir les yeux des Français sur l'importance de l'Europe dans la protection de nos libertés et de nos droits fondamentaux.

mercredi 29 avril 2009

Campus bloqués = étudiants pris en otage

Le Parti Libéral Démocrate dénonce le scandale des blocages d’université et propose la fermeture temporaire, voire dfinitive, des campus régulièrement bloqués ou qui ne peuvent plus servir à leur vocation première. Ce rituel orchestré par la gauche et l’extrême-gauche oppose la violence à la légitimité démocratique pour bloquer toute tentative de réforme de l’enseignement supérieur. Si ces exactions sont coûteuses pour les contribuables qui financent l’université, ses principales victimes sont les étudiants eux-mêmes. Année gâchée, diplôme au rabais et coût financier pour rattraper tout ce temps perdu. Nous rappelons que la réforme de Valérie Pecresse va dans le bon sens. Nous souhaitons d’ailleurs que l’autonomie des universités et l’émulation entre campus aillent au bout de leur logique.

Il est également inquiétant de voir l’université transformée en terreau du militantisme socialiste et anticapitaliste. Les responsables syndicaux et politiques de gauche sont souvent passés par cette école de la contestation organisée par leurs aînés. Devons-nous continuer à faire financer par l’ensemble des Français cette formation à la confrontation et au blocage du pays sans réagir ? Lorsque des campus réputés pour leur fermeture récurrente pour grève constatent une baisse des inscriptions, nous en demandons la fermeture pour attribuer leur budget aux campus qui voient au contraire les inscriptions augmenter. Nous voyons là un moyen juste et efficace de sanctionner les campus irresponsables et de récompenser ceux qui ont bonne réputation.

lundi 27 avril 2009

Le coût social des séquestrations


Les séquestrations de cadres dirigeants d'entreprises se multiplient, sous le regard compatissant des médias, avec la caution morale de l'opposition. Le gouvernement, par ses propos hostiles concernant les dirigeants d'entreprise, banalise ces actes pour lesquels la force publique n'intervient pas. A l'étranger, les journaux évoquent ces comportemens inadmissibles et entretiennent l'image d'une France violente et archaïque auprès des éventuels investiseurs futurs. Certes, les rapports sont historiquement très dégradés à cause de la maimise légale de syndicats qui ne représentent plus rien et privilégient toujours la confrontation à la concertation. Mais ces violences injustifiables auront des répercussions économiques et sociales très lourdes. Les premières victimes seront les chômeurs à la recherche de nouveaux emplois de plus en plus hypothétiques.
Les responsables syndicaux qui commettent ces exactions, les politiques qui les cautionnent et les médias qui en dressent un portrait presque sympathique auront-ils le courage d'expliquer leur responsabilité dans le chômage et la panne de l'ascenseur social aux Français qui en subiront les conséquences indirectes ?

lundi 20 avril 2009

Contrôle des rémunérations : le gouvernement veut aller plus loin

Les unes après les autres, les grandes figures de l'opposition cautionnent les séquestrations de cadres de sociétés en difficulté. Banalisant encore plus cette hostilité générale à l'égard de l'entreprise, les membres du gouvernement se sont lancés dans une surenchère concernant le contrôle des dirigeants des entreprises... et peut-être ausi concernant le partage arbitraire des bénéfices. Si des décrets étaient pris dans ce sens par une majorité doublant le PS sur sa gauche, la France pourrait alors porter officiellement le titre de "République Populaire de France".

Plus gravement, cette orientation générale pourraient bien enfoncer davantage la France dans la crise au moment où des signes positifs apparaissent dans le monde. Une fois de plus, la France risque de voir la reprise mondiale lui passer sous le nez. Pourtant, le chômage et l'échec ne sont pas une fatalité. En tout cas pas dans le reste du monde.